Charge mentale et covid19

Moi et les jujus vers 2011

J’ai décidé de partager une partie de ma réalité familiale, suite à différents articles, vidéos, témoignages qui concernent la vie familiale actuelle dans une période où le confinement est de mise par le gouvernement pour éviter la propagation du covid-19. Des règles avec lesquelles je suis très plus maximum que d’accord ! (Je sais, c’est pas grammaticalement correct !)

Ces « reportages » viennent me chercher parce qu’ils teintent les décisions du gouvernement en prenant en compte les réalités d’une « catégorie » familiale, dont je ne fais pas partie ! Excluant les « autres » formes de famille, qui patinent actuellement en « joualvère » !

Mais allons-y en ordre !

MON CONTEXTE

J’ai la garde majoritaire (un peu plus de 50 %) de mes enfants. La garde qui a pris une option différente de ce que la plupart des gens connaissent qui consiste à envoyer les filles chez papa toutes les fins de semaine. J’ai donc, les filles toute la semaine. Gabriel, pour sa part, en tant qu’adulte, fait actuellement ce qui lui tente, ça veut dire qu’il va voir son père comme ça l’arrange.

Je travaille 28 heures par semaine et c’est effectivement MON CHOIX. Parce que des 40 heures semaine, oui c’est payant, mais non, ma santé mentale, j’en aurai pu. En plus, je me suis ajouté un beau défi de faire un baccalauréat en communication à temps partiel quand il me reste du temps (genre le vendredi !).

Je n’ai pas de chum à la maison. Je n’en ai même pas tout court. La seule personne qui peut m’aider de temps en temps, c’est ma maman. Mais maman, elle a 65 ans, pis un moment donné, la patience part prendre une marche. Pis en ce moment, ma maman, je veux qu’elle reste chez eux parce que je l’aime fort !

Si vous êtes bons en calcul, vous comprendrez que ma vie se résume à faire des devoirs de 3 enfants de classes différentes et de deux niveaux différents, de prendre les différents rendez-vous (dentiste, optométriste, docteurs) X 4 personnes et aller aux rendez-vous X4 (s’il n’y en a pas qui se répètent), participer aux rencontres scolaires (toujours X3), plus les rencontres d’aide au besoin, faire l’épicerie, faire la bouffe, le lavage, le ménage, le pliage, des lunchs pis si c’est faisable, trouver une activité intéressante à faire en gang (ça vire toujours en cinéma) ! Et si j’ai les moyens financiers aussi !!!

MAINTENANT AVEC LES CONSIGNES DE CONFINEMENT

Ma réalité maintenant ? C’est simple ! C’est du télétravail 28 h semaine à la maison (merci direction de le permettre), de gérer 4 enfants affamés 24 h sur 24, de faire une tentative d’activité scolaire pour ne pas me sentir cheap, faire les repas, le ménage, le lavage, l’épicerie sans que la moitié de la maison s’arrache la tête parce qu’ils se peuvent pu de se voir la face ! S’ajoute l’option psychologue, parce que mes enfants s’inquiètent, parce qu’ils trouvent ça dur, parce qu’ils s’ennuient et mêmes les écrans au final, ils viennent tannés et désagréables. Plus la gestion du fait qu’on est un rassemblement perpétuel vu le nombre de personnes dans la famille. Et là, je ne parle même pas du processus de supervision du lavage de main et de l’inquiétude de voir sa gang tomber malade !

LES RÉSEAUX SOCIAUX

Et là, il y a des professeurs qui envoient des travaux à faire, le gouvernement veut envoyer des cours en ligne… Je vois à la télévision une dame qui ne sait donc pas quoi faire pour faire pratiquer les enfants pour l’école. Une amie commente régulièrement sur les réseaux sociaux que les parents se plaignent d’être trop avec leurs enfants, etc.

************Shut down de cerveau ! *************************

« Arrêter d’en pitcher, la cour est pleine ! » – Je ne suis pas Jésus et encore moins une pieuvre. Je peux pu. Je ne peux pas. Ma cour déborde ! J’étais déjà « à boutte » avant que tout ça n’arrive. Imaginez maintenant !

Arrêter de faire un melting pot d’une réalité et d’appliquer des théories qui devraient s’appliquer pour une « sorte » de famille. Arrêter de juger un type de personne pour une réalité différente de la vôtre. Ça donne quoi ? Rien ! À part un sentiment de culpabilité et d’anxiété énorme sur les personnes qui ne peuvent pas faire les mêmes choses. Qui n’a pas les moyens concrets de faire exactement comme vous.

Ce n’est pas ça être solidaire ! Ce n’est pas ça donner un coup de main. C’est censé alléger la situation et se sentir « une gang » !

Actuellement, ma charge mentale, elle pèse 3000 lb. Pis je suis chanceuse, pour l’instant j’ai un job. Pensez à ceux et celles qui viennent de la perdre ! Pis je ne compte pas le fait que la garde partagée provoque une autre sorte d’inquiétude : et si mon ex n’était pas prudent ! Pis si mes enfants tombaient malades chez l’autre ? Tsé ce genre de paranoïa qui doit faire exploser d’autres sortes de chicanes entre deux ex-conjoints.

On a-tu vraiment besoin de ça ? On a-tu vraiment besoin de jugement sur les réseaux sociaux pour ajouter à notre culpabilité qu’on a déjà ?

Chaque situation est tellement différente d’une personne à l’autre. Le vécu est différent d’une personne à l’autre. Je ne suis même pas sûre que je pourrais comprendre la réalité de ma voisine de bloc, tellement que sa réalité est différente de la mienne.

Mais je ne l’accuserai pas, je lui offre un coup de main pareil. Parce que c’est ce qu’il y a de mieux à faire.

Se soutenir !

**** Note : ce texte illustre UNE réalité d’une maman monoparentale. Et c’est la mienne. Je l’illustre pour vous montrer visuellement que la situation est vécue différemment par plein de gens. Et il faut prendre en compte de ces différences !

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